Cambodge: Phnom Penh

15 mars 2010

Départ de Siem Reap pour Phnom Penh via Tonlé Sap (le plus grand lac du Cambodge). Nous avons réservé une place sur un bateau supposément rapide qui nous mènera à notre destination en moins de 8 heures. On peut apercevoir de nombreux villages flottants sur le Tonlé Sap. Le long des berges des tributaires du lac, des pêcheurs, des cultivateurs, des bambins nous saluent. Des hommes mènent des buffles dans l’eau et en profitent eux-mêmes pour se rafraîchir.

Tonlé Sap

Tonlé Sap

Village flottant sur le Tonlé Sap

Rafraîchissement – Tonlé Sap

À notre arrivée à Phnom Penh et après avoir laissé nos sacs à dos à l’hôtel, nous visitons le marché russe. Nous sommes assez déçus. En fait, nous commençons à être blasés des marchés proposés dans les guides de voyage. Ils vendent tous la même camelote, la plupart du temps dédiée aux touristes.

16 mars 2010

Un peuple capable des plus belles et des pires choses à la fois.

La journée est consacrée à la mémoire des disparus du temps des Khmers rouges. Premier arrêt, l’ancien centre de détention S-21 qui était au départ une école, et dont le classes ont été divisées en cellules. C’est assez morbide. On nous montre les instruments de torture, les cellules des prisonniers (seuls 7/20 000 ont survécu). Certaines ont encore du sang sur le plancher. Des centaines de photos de prisonniers sont exposées. Un numéro est accroché à leur cou, à leur vêtement, ou piqué directement dans la peau. C’est consternant. Un peuple capable des plus belles et des pires choses à la fois. Ça donne froid dans le dos.

Prison S-21

Cellule de la prison S-21

En après-midi, nous visitons le charnier de Cheung Ek, non loin de Phnom Penh. Il s’agit ni plus ni moins du camp d’extermination de la prison S-21. Ici, les prisonniers arrivaient en camion, les mains liées dans le dos. Une fois descendus du camion, on les amenait près d’un grand trou où on les forçait à se dévêtir et à s’accroupir. Puis on les tuait, et on les balançait dans le trou. Pour s’assurer qu’il n’y ait aucun survivant, on versait des produits chimiques sur les corps. Les os et les vêtements retrouvés à cet endroit ont été nettoyés et sont maintenant exposés dans un stupa (monument dédié aux morts et contenant des restes humains) de 17 étages.

Charnier Cheung Ek

Charnier Cheung Ek

Quel homme, quelle idée nécessite que l’on tue pour convaincre? La folie et la paranoïa viennent à bout du génie de l’Homme. Ce qu’il y a de frappant c’est que ces hommes, ces leaders Khmers rouges qui ont éliminés les intellectuels, les lettrés, les religieux, avaient, pour a très grande majorité, étudié en France où ils avaient obtenu leurs diplômes et des bourses d’études. Étonnant n’est-ce pas?

Mais ce qui est encore plus étonnant, c’est ce calme presque serein dans lequel se trouve le charnier maintenant. Cette terre qui a autrefois connu les cris, le sang et la terreur, est maintenant noyée de chants d’oiseaux. Cependant, le passé n’est pas si loin et lorsqu’on gratte un peu la terre aride, il refait surface.

Charnier Cheung Ek

17 mars 2010

Après la journée éprouvante d’hier, nous changeons de thème. Visite du musée national et du palais royal qui abrite aussi la pagode d’argent.

Palais royal – Phnom Penh

Pagode d’argent

La monarchie présente toujours certaines constantes: grandeur et faste. Celle du Cambodge n’y fait pas exception. Même si la terre de ce pays est riche, ses habitants, eux, ne le sont pas.

2$ pour toucher le serpent

Demain, nous quitterons le Cambodge pour nous rendre en Thaïlande.

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