Alaska: péninsule de Kenai

À voir!

  • Seward
  • Ninilchik
  • Homer
  • Nikolaevsk

Juillet 2015

Depuis Anchorage, nous descendons vers la péninsule de Kenai.

Seward

Nous arrivons à Seward le 1er juillet. La ville est coincée entre les hautes montagnes et la mer. Derrière elle s’élève le mont Marathon, hautain et provocateur. Depuis 1915, les coureurs répondent à sa provocation en tentant d’établir un record de vitesse de son ascension et de sa descente. Le 4 juillet de chaque année, après s’être exercée sur ses flancs, une horde de coureurs s’élancent vers son sommet sur une pente abrupte et caillouteuse de 2 414 mètres, puis dévalent les 2 414 mètres le plus rapidement possible. Le record actuel tient de l’exploit : 41 minutes et 26 secondes.

Mont Marathon

Comme la course ne me dit rien  😉 , nous optons pour une randonnée pédestre dans la ville et au glacier Exit (oui, c’est bien son nom).

Visite de la ville

La rue Brownell n’a pas toujours porté ce nom. Durant la prohibition, elle se nommait Homebrew Alley. En 1914, alors que Seward veut accueillir le terminal du chemin de fer qui traversera l’Alaska, les conseillers municipaux décident de regrouper les prostituées dans un seul quartier: le Red Light District.

L’édifice Brown & Hawkins est un des plus vieux de la ville. Il a été construit en 1903, date de la fondation de Seward. Comme vous pouvez le voir sur la photo de l’édifice Brown & Hawkins, la devanture est différente du reste du bâtiment. Un détail architectural de l’édifice témoigne de cette époque frénétique. En effet, les commerçants, pour rendre plus attrayantes leur tente qui servait d’hôtel et de magasin général, érigeaient des façades de bois qui rivalisaient en taille et parement avec celles des commerces concurrents. Le bâtiment serait achevé plus tard.

Ancienne maison de prostituées

Glacier Exit

Depuis la fin du petit âge glaciaire (1815), le glacier régresse plus ou moins rapidement. Entre 2013 et 2014, le glacier a reculé de 57 mètres. Le long du sentier qui mène au pied du glacier, des bornes temporelles marquent les étapes de sa régression.

Glacier Exit

Glacier Exit

Ninilchik

Nous traversons la péninsule pour nous rendre du côté ouest. La route passe par Ninilchik. Avant l’arrivée des Russes, Ninilchik était le lieu d’habitation de la tribu Dena’ina appartenant au peuple Athabascan. Les premiers étrangers à venir s’y installer furent Grigorii Kvasnikov, sa femme d’origine aléoutienne, Mavra Rastorguev, et leurs enfants. Grigorii, comme plusieurs employés de compagnies russes, fondèrent famille en Alaska en se mariant à des femmes autochtones. À leur retraite, ils décidèrent de rester ici plutôt que de rentrer en Russie où leur famille n’était pas admise. C’est ainsi que la communauté de Ninilchik vit le jour.

Port de Ninilchik


Église orthodoxe

Cimetière russe orthodoxe

Homer

Faites défiler le panorama

Après la pêche, il faut parer le poisson. Près des quais, des dépeceurs s’affairent. Ils sont très rapides. C’est assez impressionnant de les voir travailler.

Près du port, le Salty Dawg Saloon mérite une visite. La partie avant du bâtiment date de 1897. Elle sera agrandie en 1909. Cette construction a tour à tour servi de bureau de poste, de gare ferroviaire, d’épicerie, de bureau pour une compagnie minière, et d’école. C’est en 1957 que le propriétaire de l’époque transforme le bâtiment en saloon. La tour en forme de phare abrite un réservoir d’eau. Une fois à l’intérieur, nous sommes surpris par l’étroitesse des lieux, mais surtout par sa décoration atypique. Le plafond et les murs sont entièrement recouverts de billets de banque signés par les visiteurs. Apparemment, la tradition aurait débuté il y a de cela plusieurs années, alors qu’un visiteur aurait agrafé un billet au mur en mentionnant que c’était pour son ami qui viendrait boire plus tard.

Intérieur du Salty Dawg Saloon

Près de la jetée qui mène au port de Homer, je remarque un terrain jonché d’une grande quantité de vieux rafiots qui semblent abandonnés. On dirait bien un terrain privé, mais personne à l’horizon. Je m’aventure donc sur le terrain, espérant rencontrer quelqu’un. Une voiture approche. Ce ne sont pas les propriétaires, mais leurs amis. Le propriétaire est absent. Je leur demande s’ils croient que le propriétaire m’autoriserait à prendre quelques photos. «Pas de problème», me répondent-ils. 🙂 Je suis aux anges!





Faites défiler le panorama

Nikolaevsk

Nikolaevsk est un autre petit village russophone avec ceci de particulier qu’on y trouve des Old Believers (rigoristes), c’est-à-dire des Chrétiens russes orthodoxes qui ont refusé la réforme de leur religion par le patriarche Nikon au 17e siècle. Après le schisme, les rigoristes ont été persécutés et certains exécutés. Plusieurs ont fui et se sont expatriés dans plusieurs pays, tentant de préserver leur culture. Aujourd’hui, ils sont dispersés sur la planète. On les trouve, entre autres, en Estonie, en Chine, au Brésil et aux États-Unis (Oregon et Alaska).

Pour en apprendre plus sur les Old Believers, je vous suggère cet article: Orthodoxes vieux-croyants.

Dans la communauté de Nikolaevsk, Nina tient boutique, le Samovar Cafe, et nous offre le thé et le dîner. Honnêtement, le dîner est loin d’être extraordinaire: bortsch, raviolis (ressemblaient aux gros morceaux que l’on trouve dans la soupe Won Ton) arrosés d’un filet de mayonnaise, aucun légume, profiteroles (encore congelés) avec crème fouettée en bombe sous pression, et thé. Et le prix est exorbitant: 70$ pour deux personnes. 😯 Mais l’intérêt, ici, n’est pas vraiment de manger, mais plutôt de rencontrer la propriétaire, une femme truculente, et de bavarder avec elle.



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