Namibie – ouest (1re partie)

À voir!

  • Col de Gamsberg
  • Sesriem
  • Sossusvlei
  • Dead Vlei

Oanob Lake

Nous quittons Windhoek après avoir fait quelques provisions. Il faut s’habituer à la conduite à gauche de la route. Ça demande un peu de concentration au début, mais on s’y fait assez vite. En chemin vers Oanob Lake, nous apercevons des babouins et plusieurs oiseaux. Un immense nid attire notre attention. Construit entièrement de paille, ce nid abrite en fait plusieurs couples de Républicains sociables.

Babouin

Nid de Républicains sociables

Arrivés au camp d’Oanob Lake, nous montons facilement nos tentes sur le toit du véhicule, et profitons de la quiétude du lieu.

Pririt de Vieillot

Barbican pie

Souimanga à poitrine rouge

En quittant Oanob Lake pour nous rendre à Sesriem, nous empruntons la route qui passe par le Col de Gamsberg. La vue est impressionnante, même si le ciel est un peu brumeux.

Sesriem

Le terrain de camping de Sesriem se trouve à l’entrée du parc national de Namib-Naukluft. Il faut réserver longtemps à l’avance car c’est un endroit très couru.

Camping de Sesriem

Avant de monter le campement, nous nous rendons dans le parc pour escalader la dune Elim et admirer le coucher de soleil.

13 juillet, 5h15

Le réveil sonne. La journée débute par une sortie en montgolfière. Une navette vient nous prendre à la porte du parc et nous emmène dans le désert du Namib où trois montgolfières attendent les touristes. Les ballons au ventre lourd sont couchés sur le côté.

Nous sommes 14 passagers dans la nacelle et notre pilote se nomme Jérôme. Le monde est de plus en plus petit, il est Québécois. La nacelle décolle et nous nous élevons doucement dans le ciel, en même temps que le soleil au-dessus des collines. Tout en bas, on devine le lit d’une rivière asséchée qui serpente de temps en temps dans cette immensité de sable. Le désert du Namib est le plus vieux désert du monde (55 millions d’années). Ici, la dernière goutte de pluie est tombée il y a 7 années. Les plantes puisent l’eau à l’aide de racines qui pénètrent très profondément dans le sol.

Une faible brise nous pousse, nous laissant tout le loisir de contempler le paysage. Le ciel, parsemé de nuages, laisse passer les rayons du soleil qui lèchent le sommet des dunes. On remarque que les montagnes s’ensablent lentement.

Il nous faut 1h25 pour parcourir 7 km. Au terme de ce vol inusité, on nous sert, au pied des dunes, un déjeuner de viandes de gibiers arrosé de champagne.

Appréciation du vol en montgolfière

Les plus:

  • le désert vu du ciel est d’une beauté exceptionnelle;
  • le déjeuner au pied des dunes est succulent.

Les moins:

  • trop de passagers dans la nacelle. Nous étions entassés dans 4 compartiments cloisonnés qui restreignaient nos mouvements. De surcroît, compte tenu de la direction et du déplacement du ballon, les grandes personnes privaient les plus petites de certaines perspectives.
  • le prix.

Sossusvlei et Dead Vlei

Le camping de Sesriem se trouve juste à côté de l’entrée du parc du Namib. où une route de 60 km nous mène à Sossusvlei.

Au bout de la route, il faut emprunter une piste de sable meuble pour nous rendre au pied des dunes que nous devons franchir à pied pour finalement arriver à Dead Vlei. Comme ça ne nous chante guère de dégonfler les pneus pour rouler sur la piste de sable, nous prenons la navette. On nous avertit que la dernière navette pour le retour au stationnement est à 16h. En attendant le départ de la navette, un oryx se pointe près de nous. Quelle belle bête!

Oryx

La navette nous laisse au début de la piste. Nous marchons dans les dunes de sable parsemées de buissons naras. Nous arrivons finalement à Dead Vlei vers 14h. Il n’y a qu’un couple de photographes parmi les arbres morts enracinés dans l’argile blanche depuis de plus de 1000 ans. Aucun champignon, aucune bactérie ne décompose ces troncs noircis et desséchés par le soleil et ce climat extrêmement sec.

Buissons naras

À 15 heures, nous rebroussons chemin afin de ne pas louper la navette. J’arrive la première au point de rencontre (15h45). Lise et Benoît me rejoignent peu après suivis des deux autres touristes. Nous bavardons en attendant la navette. Mais à 16h30, la navette n’est toujours pas arrivée. Benoît arrête une voiture de touristes qui retournent au stationnement et leur demande d’avertir le conducteur de la navette que nous l’attendons. Il est maintenant 16h45 et toujours pas de navette à l’horizon et le soleil est déjà passé dessous, derrière les dunes. Nous devons prendre une décision car quelques kilomètres nous séparent du stationnement. Notre petit groupe décide donc de marcher. Le sable est meuble, mais en marchant au fond des ornières laissées par les véhicules, nous progressons assez rapidement. Malgré tout, nous arriverons après la tombée de la nuit.

Tout à coup, nous apercevons la voiture des touristes que nous avions interceptés plus tôt. Ils reviennent nous chercher car ils n’ont pas trouvé de conducteur de navette. Les bons samaritains existent toujours. Ils ont trois places et nous sommes cinq. Les trois femmes montent dans le véhicule et les deux hommes, déchargés de leur sac à dos, poursuivent à pied. Peu après notre arrivée au stationnement, un autre véhicule s’amène. Ce sont les Belges que j’ai rencontrés ce matin après le vol en montgolfière. Ils ont monté les deux hommes. Tout le monde est sain et sauf.

On doit maintenant sortir du parc avant 18h15. Il est 17h20 et nous avons 60 km à parcourir à 60 Km/h, la limite de vitesse du parc.

Arrivés à la réception du camping, nous nous présentons au comptoir, bien décidé à nous faire rembourser le billet de la navette. Le gérant se pointe. Après avoir entendu nos doléances, il propose de nous rembourser la moitié du coût du billet, prétextant que nous avons utilisé la navette pour nous rendre à Dead Vlei. Nous ne sommes pas heureux et nous exigeons le remboursement du plein montant. Commence alors une négociation. Le gérant fait venir le conducteur, le vendeur de billets de même que le superviseur. La négociation est difficile. Ils ne veulent pas rembourser les deux autres touristes car le conducteur ne les reconnaît pas.  😯 Finalement, nous argumentons que si nous avions su qu’on ne viendrait pas nous chercher, nous aurions pris notre voiture, et donc, nous n’aurions pas acheté de billet pour la navette. Le vendeur de billet nous rembourse alors le plein montant, à contrecœur.

Ouf! Quelle journée.

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Top