Namibie – ouest (3e partie)

À voir!

  • Région de Kunene
  • Visite d’un village himba


Khowarib

20 juillet 2017

Khowarib Lodge

La route pour se rendre à Khowarib est parfois assez mauvaise et ce qui devait arrivé arriva. Nous avons eu une crevaison. Nous arrivons au camping stressés et fatigués. Heureusement, une piscine nous attend.

Le lodge se trouve dans une région désertique rocailleuse. Le camping est en retrait du lodge dans un petit boisé où les oiseaux abondent.

Gonolek rouge et noir

Perroquet de Rüppell

Touraco concolore

Mésange nègre

21 juillet 2017

Nous avons réservé les services d’un guide pour rencontrer les Himbas. Le peuple Himba est semi-nomade et vit dans la région de Kunene, autrefois nommée Kaokoland.

Le village

Le village est en fait un regroupement de huttes d’une famille: une hutte pour le chef de famille polygame et une hutte pour chaque femme et ses enfants. Les huttes sont disposées en cercle autour d’un feu sacré et d’un petit poulailler. Le village est clôturé afin de limiter les déplacements des chèvres durant la nuit. Ces dernières non seulement fournissent le lait et la graisse aux membres de la famille, mais représentent toute la richesse de leur propriétaire. On ne les tue que rarement: soit pour les manger, soit pour vendre la viande afin de se procurer un peu d’argent. Le propriétaire peut également utiliser ses chèvres pour acheter des femmes. Chaque femme coûte entre 3 et 4 chèvres.

 

Relation aux morts

Les Himbas vénèrent les morts. Le feu et le bétail sacrés représentent respectivement la protection ancestrale et les relations entre l’homme et l’ancêtre.

Mode de vie quotidien

Le jour, les hommes gardent les troupeaux, construisent la charpente des huttes, et solidifient les clôtures. Les femmes, qui auront une douzaine d’enfants au cours de leur vie, restent au village pour faire la cuisine, s’occuper des enfants, préparer les peaux pour faire les vêtements, fabriquer des objets d’artisanat qu’elles vendent aux touristes, et aller chercher l’eau à 2,5 km.

Chaque matin, les femmes, qui ne se lavent jamais dans l’eau, se badigeonnent le corps d’un mélange de graisse et d’ocre rouge. Pour se parfumer, elles font brûler des herbes, installées sous une couverture. La fumée aromatise non seulement le corps, mais également les vêtements et accessoires.

Les femmes cachent leurs chevilles à l’aide de décorations faites de fils de métal et de cuir. Le nombre de lanières de cuir indique le nombre d’enfants qu’elles ont. Les chevilles sont considérées comme des régions intimes. Elles ne sont découvertes que lors du décès d’un membre du village.

Chevelure et maturité sexuelle

Les coiffures de même que les décorations portées par les femmes Himbas définissent le statut social et la maturité sexuelle des individus. Les jeunes filles pré-pubères portent les tresses en avant de la tête. À l’adolescence, la coiffure se transforme en longues tresses enduites d’ocre rouge et de graisse qui cachent le visage. À la puberté, les tresses, toujours enduites d’ocre rouge et de graisse, sont orientées vers l’arrière de la tête. Une fois mariée, la femme porte, sur le sommet de sa tête, une coiffe faite de peau de chèvre. Quant aux hommes célibataires, ils tressent leurs cheveux vers l’arrière en une sorte de crochet qu’ils recouvrent d’un bonnet de coton qui épouse la forme de la tresse.

Jeune fille

Jeune fille

Fille pré-pubère (adolescente)

À gauche: jeune fille pubère

Les jeunes filles sont promises en mariage dès leur enfance. C’est le père qui arrange le mariage. Une femme aura en moyenne une douzaine d’enfants durant sa vie.

Femme mariée

Coiffe et tresses d’une femme mariée

Homme célibataire

Les explications sur la culture himba sont intéressantes. Toutefois, la visite du village sert surtout à vendre des petites pièces d’artisanat aux touristes. Pendant que nous assistions à la démonstration des préparatifs matinaux des femmes à l’intérieur d’une hutte, d’autres femmes déballaient leur inventaire à l’extérieur. Lorsque nous sommes sortis, il ne nous restait plus qu’à acheter les bracelets et colliers confectionnés par les femmes. Bien que nous avions engagé un guide qui parlait leur langue, la communication avec les Himbas est difficile. Les femmes parlent peu. C’est surtout le guide qui répondait à nos questions.

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